MOT DU PRÉSIDENT MAMADOU DIAGNA NDIAYE

Le spopresirt a toujours été un langage universel pour les peuples et entre les peuples grâce à son esprit et à ses valeurs. Le Sport étant un langage universel , le Sénégal doit apporter aux JO de Londres une contribution de qualité en faisant plus et mieux qu’a Séoul 88. Langage universel par excellence, le sport est aussi et surtout un lien social et national très fort.

La forte instrumentalité symbolique du Sport contribue à la cohésion nationale en interne et à la notoriété spontanée du Sénégal à l’extérieur grâce au « soft power » de nos olympiens. L’épopée glorieuse de notre équipe nationale à la Coupe du monde de 2002 a plus contribué au rayonnement international du Sénégal que plusieurs années de politique diplomatique.

Les prochaines olympiades doivent être comme disent les britanniques votre finest hour, votre heure de gloire. Ce sera votre heure de gloire si vous allez plus loin que les lions lors du mondial asiatique 2002 et plus vite que Dia Ba à Séoul. L’Olympisme est avant tout une stratégie de performance continue où le relais se passe de génération en génération dans la marche vers le sommet de l’Olympe.

Qu’il me soit permis de rappeler simplement ici la première participation du Sénégal indépendant aux Jeux de Tokyo de 1964, sous la bannière du Comité National Olympique et Sportif Sénégalais et naturellement la merveilleuse finale du 400 m haies des Jeux de Séoul de 1988, où pour la première fois, le Sénégal obtenait une médaille olympique, avec un certain El Hadj Amadou Dia BA. Toujours pour aller plus haut et plus fort qu’à Seoul 88, je vous recommande de vous inspirer des vertus que le Sénégal partage avec la Grande Bretagne qui accueille les jeux. Ces vertus sont « le Fair play » parce que symbolise chez nous la téranga sénégalaise.

L’autre vertu est la combativité, le fameux fighting spirit so british que les jeunes de chez nous rendent par la notion de « Dem ba diex ». C’est ce fameux fighting spirit qui leur a permis de remonter la pente lors d’un mémorable Cameroun Angleterre. C’est le « dem ba diex » qui a fait plier l’équipe de France à la coupe du monde de 2002. La meilleure leçon demeure cependant le fighting spirit qui a permis lors de la deuxième guerre mondiale à une poignée de pilotes britanniques de gagner la bataille d’Angleterre et de sauver l’Angleterre.

Avec comme supports ces différentes vertus, vous irez plus loin que les lions du foot et plus vite que Dia Ba à Séoul. Les Jo de Londres seront alors votre heure de gloire et le Sénégal reconnaissant dira comme Churchill « Jamais dans l’histoire de notre sport et même de notre nation, tant de gens n’ont dû autant à si peu parce que vous aurez hissé notre drapeau à la plus haute marche du podium».

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