Le président du CNOSS Mamadou Diagna Ndiaye élu membre actif du CIO

by / mardi, 04 août 2015 / Published in Actualités

A l’occasion de la 128ème session de l’institution olympique à Kuala Lumpur en Malaisie, l’assemblée a élue le lundi 3 août 2015 deux nouveaux membres actifs au sein du Comité International Olympique. Le Serbe Monsieur Nenad Lalovic et le président du CNOSS, Monsieur Mamadou Diagna Ndiaye ont tous les deux obtenu 77 voix. Monsieur Nenad Lalovic rejoint le CIO en sa qualité de président de la Fédération internationale de lutte et Monsieur Mamadou Diagna Ndiaye fait son entrée au CIO en tant que président du Comité National Olympique Sportif Sénégalais. Il est le cinquième Sénégalais membre du CIO et était déjà membre de la Commission Relations Internationales et membre de la Commission Sports et Environnement du Comité International Olympique présidée par le Prince Albert de Monaco.

Interview du président du CNOSS, Monsieur Mamadou Diagna Ndiaye par FrancsJeux:

“Que représente pour vous et pour le comité olympique du Sénégal cette élection au CIO?

Mamadou Diagna Ndiaye: Une continuité dans la présence du Sénégal au sein de l’institution, après Keba Mbaye, le juge Youssoupha Ndiaye et Lamine Diack. Il était bon que le Sénégal, pays francophone, reste représenté au CIO. J’ai été élu avec 77 voix sur 83 votes exprimés. Thomas Bach m’a assuré qu’il s’agissait d’un très bon score. Mon arrivée permet aussi de maintenir un mélange équilibré de francophones et d’anglophones.

A titre personnel, que signifie cette entrée au CIO?

Mamadou Diagna Ndiaye: Une forme de récompense de ma passion pour le sport. Ma discipline d’origine est le tennis. J’y ai donné beaucoup de mon temps comme dirigeant. Il m’arrive encore aujourd’hui de me lever à 3 heures du matin pour suivre à la télévision un match de l’Open d’Australie. Je vais maintenant essayer de faire évoluer les choses, d’apporter ma pierre. Mais les décisions, au CIO, sont prises par le président et la commission exécutive. Je n’en fais pas partie. Il reste à la discrétion du président de confier aux membres certaines missions. Je me tiens prêt à assumer celles que Thomas Bach pourrait vouloir me confier. Je serai, dans tous les cas, à l’écoute de l’Afrique.

La question d’une candidature africaine aux Jeux olympiques est régulièrement évoquée. Y êtes-vous favorable?

Mamadou Diagna Ndiaye: Bien sûr. Aujourd’hui, cette candidature reste un hypothèse de travail. Mais dans la situation actuelle, un seul pays ne peut pas raisonnablement être candidat aux Jeux. Les infrastructures ne le permettraient pas, notamment en ce qui concerne la capacité hôtelière. La seule possibilité serait de regrouper plusieurs pays africains voisins, former une sorte de pool de pays candidats. Aujourd’hui, l’Agenda 2020 le permet.

Vous n’avez pas voté pour la ville-hôte des Jeux d’hiver en 2022, vendredi 31 juillet. Mais que pensez-vous du résultat du scrutin?

Mamadou Diagna Ndiaye: Lausanne et Pékin, ça me semble un résultat normal. Un bon choix. La Chine entretient des relations très fortes avec l’Afrique.

En revanche, vous voterez en septembre 2017 pour la ville-hôte des Jeux d’été en 2024. Comment envisagez-vous cette élection?

Mamadou Diagna Ndiaye: Il est trop tôt pour en parler. Je viens d’arriver, je n’ai pas tous les éléments d’évaluation.

En tant que francophone, vous rangerez-vous derrière Paris?

Mamadou Diagna Ndiaye: Vous le savez, il est contraire aux règles du CIO qu’un membre s’exprime ouvertement sur son choix. Je ne vais certainement pas le faire. Chaque ville nous présentera son projet. Ensuite, cela se jouera projet contre projet.

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